CEPAC Vélodrome : quand l’OM transforme son stade en machine à cash locale

Le Stade Vélodrome ne s’appellera plus « Orange Vélodrome » mais « CEPAC Vélodrome » à partir du 2 juillet 2026. L’Olympique de Marseille vient d’officialiser un contrat de naming avec la Caisse d’Épargne Provence Alpes Corse (CEPAC), partenaire historique du club, pour une durée de sept ans. Si le montant exact n’a pas été dévoilé, les estimations convergent vers une enveloppe annuelle « légèrement supérieure » aux 2,5 millions d’euros versés jusqu’ici par Orange. Sur sept ans, cela représenterait donc un pactole d’au moins 17,5 millions d’euros, voire plus de 20 millions si l’on en croit les sources les plus optimistes.
Pourquoi ce choix ? La CEPAC, banque coopérative régionale, n’a pas la puissance marketing d’un géant des télécoms, mais elle mise sur un ancrage territorial fort. Ce n’est pas un hasard si l’OM, en quête de stabilité financière, a privilégié un partenaire local plutôt qu’un acteur international. Le club phocéen, qui traverse une période économique moins faste qu’à l’époque des investisseurs américains, mise sur la fidélité et la proximité pour sécuriser ses revenus. Ce contrat permet aussi à la CEPAC de consolider son image auprès des supporters, tout en bénéficiant d’une visibilité nationale et internationale lors des matchs de Ligue 1 ou de Ligue des champions.
Le naming, souvent perçu comme une simple opération marketing, devient ici un outil de résilience économique. En période de tensions financières, l’OM prouve qu’il peut compter sur des acteurs locaux pour maintenir son modèle. Et si le Vélodrome reste avant tout « le Vélodrome » dans le cœur des supporters, son nouveau nom rappelle que, dans le football moderne, même les cathédrales du ballon rond doivent se transformer en machines à cash pour survivre.
Ce deal arrive à point nommé : alors que les droits TV et les recettes sponsoring sont sous pression, les clubs doivent innover pour diversifier leurs revenus. Le naming, surtout lorsqu’il s’inscrit dans une logique territoriale, offre une bouffée d’oxygène. Pour l’OM, c’est aussi une façon de montrer que Marseille peut compter sur ses propres forces, sans dépendre uniquement des grands groupes internationaux. Une leçon de stratégie financière, et un pari sur l’avenir.
